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Structure été- hiver sur métier Louet attachage skeleton

« On est fières de nos progrès »

25 juillet 2020 -

Un bien joli stage que celui-ci, du 20 au 24 juillet 2020, riche en inter-relations fortes et sincères, plein d’humanité. Je me suis permis de poser trois questions aux stagiaires : comment avez-vous découvert le tissage ? Qu’est-ce que ça vous apporte ? Quelles sont à votre avis les qualités requises ? Voici un résumé de leurs réponses. Merci à elles, c’est avec émotion qu’elles resteront gravées dans mon cœur.

De gauche à droite : Hélène, Salomé, Apoline, Viviane et Betty

De gauche à droite : Hélène, Salomé, Apolline, Viviane et Betty

Hélène, la bretonne d’Auray (Morbihan), « la plus belle ville du monde ».

En faisant mes études de monitrice d’enseignement ménager (et il y a bien longtemps), j’avais appris les structures de base du tissage. Plus tard, l’envie m’a pris d’entrecroiser les fils. Je suis tombée par hasard sur un magasin de laine qui avait un métier, j’ai pris des cours. J’ai ensuite acheté un métier sur Le Bon Coin, puis un deuxième, et voila…

Pour moi, ça a été une découverte, une prise de tête dans l’apprentissage mais le plaisir immense du résultat obtenu. C’est tellement vaste, c’est l’imaginaire de tous les possibles, il faudrait vivre 1.000 ans comme Mathusalem pour tout explorer !

Il faut de la patience, de la curiosité et de la persévérance, c’est un exercice difficile pour moi, mais ça m’apporte tant, qu’il n’y a pas photo, je continue !

Tissage en étéhiver par Hélène : premiers essais sur le spring de Louet avec attachage en skeleton

Tissage en été-hiver par Hélène : premiers essais sur le métier à tisser spring de Louet avec attachage en skeleton

Apolline, institutrice à Paris 19ème.

J’ai rencontré Betty par hasard, une amie d’amis. J’ai été impressionnée par l’énorme métier qui trônait dans sa salle à manger, c’était l’époque où elle faisait ses stages à domicile cahin caha. Et puis elle m’a demandé de l’aider à installer un petit labo photo dans son nouvel atelier pour capturer les tissages au mieux, et là, dans cet espace fascinant, j’ai craqué !

J’ai adoré me remettre en situation d’apprentissage d’un langage nouveau, moi qui passe du temps à enseigner le français aux élèves. Cette découverte vaut le détour, assurément !

Et Apolline, la maîtresse des écoles, a complété son témoignage par une BD au tableau noir la mettant en scène :

La BD d'Apoline, la maitresse des écoles sur le tableau noir

Salomé, du Puy-en-Velay (Haute Loire).

Mon chéri me cherchait un cadeau, et comme je m’étais extasiée en regardant un docu d’Arte sur une tisserande italienne, il m’a offert un métier. Mais au bout d’un an à essayer de le faire marcher sans y parvenir, j’ai tapé « stage tissage » sur Google et je suis tombée sur Betty !

J’ai toujours un tricot en cours pour mon équilibre personnel. Tisser, c’est une autre forme de détente, on se vide la tête, du pur bonheur, c’est magique ! Même les longues heures de réflexion avant chaque projet pour anticiper au mieux son tissage, même les calculs à faire, même la compréhension des structures, tout m’enthousiasme !

Il faut avoir de la patience, de la curiosité, de la concentration, et en plus, avec Betty, il est indispensable d’avoir de l’humour !!!

Enroulage d'une chaîne en été hiver en cotolin

Enroulage d’une chaîne échantillon en été-hiver en coton 8/2 par Salomé sur un métier à manette.

Viviane, lyonnaise habitant dans la Nièvre.

Lors d’un voyage en Asie du Sud-Est fin 2018, j’ai rencontré plein de gens qui tissaient et j’ai écrit dans mon carnet de voyage : « je vais m’acheter un métier ». Aussitôt dit, aussitôt fait, un petit métier à deux cadres, sur lequel j’ai appris toute seule. Depuis, je tisse 6 à 7h par jour tous les jours. Ça m’est tombé sur la tête !

Il faut dire que je suis pianiste, j’ai fait toute ma carrière dans la musique, et voilà que Betty ne parle que de rythme, d’harmonie, de logique de composition, d’indépendance mains/pieds entre la navette et les pédales, alors évidemment, je suis en plein dedans.

J’ai besoin d’être passionnée par ce que je fais, et je suis devenue sans peine passionnée du tissage, même la préparation me passionne, c’est pour dire !

Il faut faire preuve de curiosité, de précision, de ténacité, d’humilité et aussi d’humour : j’ai toujours fait les choses sérieusement sans me prendre au sérieux…

Et Viviane complète son témoignage par une petite chanson, une adaptation de son cru d’un tub de Danny Briant : l’aubade du tissage.

 

Conclusion unanime des stagiaires : « On est toutes fières de nos progrès !!! »

Et moi je suis toute fière de vous toutes. Encore merci les filles !!!