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La rencontre annuelle des tisserandes – les tissages partagés sur le thème du « reste »

21 juillet 2019 -

Je vous fais suivre le compte rendu que m’a envoyé Élisabeth de notre rencontre annuelle des tisserandes. Merci Élisabeth :

« Cette année encore nous avons passé un week-end extraordinaire de partage, visite et moments de convivialité grâce aux talents d’organisation de Betty et Pierrette.

Vendredi soir nous étions au complet après l’arrivée mouvementée de Christiane, Jacqueline, Hélène et Elisabeth en provenance de Paris et d’Odile qui arrivait d’Auvergne. Un repas nous attendait et nous n’avions qu’à mettre les pieds sous la table.

Les « Parisiennes » se sont installées dans le superbe gîte de Véronique à Chinon, qui fait partie du « clan des ARTisserandes ».

Samedi matin, escapade touristique à Richelieu, où nous avons visité des artisans d’art. D’autres élèves de Betty ont eu la gentillesse de se joindre à nous pour nous faire découvrir cette ville bien particulière et les boutiques de créateurs : feutre, patchwork, mosaïques, costumes d’époque… À l’office du tourisme nous avons rencontré la responsable, passionnée d’histoire, qui nous a résumé le passé de de la ville.

Après un délicieux déjeuner, qui nous a fait découvrir les recettes originale de la « crusinière » exceptionnelle Pierrette, nous nous sommes mises au travail à l’atelier de Betty. Ce lieu a bien changé depuis notre dernière visite en Juillet dernier. Nous sommes restées en admiration devant l’espace, les métiers, les matières….. enfin tout ce qu’on aime !

L’objectif de cet après-midi était d’analyser l’armure mise au point par le couple Plasse Le Caisne, célèbres tisserands, qui ont traduit en tapisserie souvent monumentale des maquettes de peintres de la Nouvelle Ecole de Paris, en particulier Manessier. Il s’agissait de tisser une toile de fond avec une amure sergé par-dessus qui formait le motif. Nous avons essayé différents titrages de fil et la question posée était : faut-il alterner une duite de toile de fond avec une duite de sergé ou envisager d’autres pédalages ?

Le changement de couleur nous posait également problème. Nos essais n’ont pas tous été forcément concluants, mais nous ont donné un bon aperçu de cette technique, qui mérite d’être approfondie.

Nous avons terminé la journée autour d’un sympathique dîner libanais.

Le dimanche matin, moment fatidique et tant attendu : l’échanges de nos créations.

Christiane s’est lancée la première avec un magnifique panneau mural, tissé dans de douces nuances de verts et de marrons sur un « reste » de chaîne montée pour une pièce d’exposition. Elle y avait introduit des tiges de matière végétale.

Un "reste" de chaîne

Un « reste » de chaîne

Hélène nous a présenté une très belle lirette, réalisée avec des « restes » de tissu fleuri, assortie à une étoffe provenant de Thaïlande utilisée pour la partie centrale. La bordure, travaillée façon biais, reprenait l’un des motifs fleuris.

Voilà le tour de Betty avec son œuvre « ratée » : Elle avait réuni des « restes » de chaîne, ensuite passés dans le tricotin. Puis elle les avait tissés en « cabane de rondins » « thick and thin » pour confectionner une très originale petite corbeille.

Pierrette a réuni ses deux passions pour sa création : Un superbe tissu écru et beige clair en soie et alpaga provenant d’un « reste » de chaîne d’une étole pour couvrir un cahier de ses recettes personnelles, illustré avec des impressions de plantes de de fruits.

Jacqueline avait tissé sur un « reste » de chaîne un très original panneau mural à dominante de bleus avec sa technique personnelle, qui allie tapisserie et tissage, avec «  la double entrée » comme élément récurrent. Elle y avait incorporé des jours, des rubans et des perles.

Un "reste" de chaîne

Un « reste » de chaîne

Elisabeth avait utilisé des « restes » de laine filée lors d’un stage. L’armure, présentée lors de la rencontre de l’année dernière, choisie pour ce lumineux panneau, s’appelle « Mormann » et consiste à introduire un motif maintenu par une nappe de fils de chaîne.

Un "reste" d'écheveau

Un « reste » d’écheveau

Odile avait encadré des « restes » de tissus et avait ainsi créé trois charmants petits tableaux. Les tissus ont la particularité d’avoir le même enfilage mais des pédalages différents ce qui crée une variété étonnante de motifs. Les coloris sont très contrastés et de ce fait très décoratifs.

Odile et ses petits cadres

Odile et ses petits cadres

Ce fut un grand moment de partage et comme chaque fois nous étions émerveillées de la variété de réalisations inspirées par le même thème.

Tous les "restes" échangés

Tous les « restes » échangés

Pour l’année prochaine nous avons décidé du thème suivant : « Contrastes – Matières Insolites ». Alors à vos métiers !

Merci encore à nos deux « hôtesses » pour ce fabuleux week-end. »