A quoi ressemble un atelier d’ARTissage ?
24 janvier 2014 -
A chaque séance, chacune de 6 personnes vient avec sa petite idée : soit un projet (une écharpe, un rideau, un coussin…), soit un fil à utiliser (soie, mohair, lin…), soit une armure à expérimenter (léno, été-hiver, ceinture de moine, overshot, double tissage, M&O, huck…). Et parce que nous sommes 7, les idées des uns font naitre ou transforment les idées des autres.
Du coup, nous démarrons toujours la séance autour d’une table, avec un café, tous ensemble pour discuter de tout cela. Et chacun présente ce qu’il a tissé entre les deux séances, et ce qu’il désire faire comme nouveau projet. Cet échange ressemble au début d’un concert : nous accordons nos instruments. Cette première étape est très importante ; elle me permet de bien cerner ce que chacun attend de cette séance pour organiser la suite en fonction des attentes.
Parfois, c

Cette séquence ne dure jamais trop longtemps : place au tissage. La grande partie de la séance consiste pour chacun à faire avancer son projet de manière à repartir avec de quoi s’occuper entre les deux séances. Certains ourdissent, certains tissent, d’autres étudient leur amure. Et par un « virevoltage » permanent, j’essaie toujours de faire profiter l’un de ce que je dis à l’autre quand c’est en rapport avec son APPRENTissage.
Ainsi, bien que chaque stagiaire mène un projet très personnel, tous profitent de ce que font les autres, de leurs idées, de leurs expériences, de leurs questions. On ne sait jamais trop ce que va induire cette immersion collective, et il n’est pas rare qu’un ARTisserand venant avec une idée précise reparte avec un tout autre projet.
Jamais en tout cas, deux personnes ne font la même chose et cette diversité fait la richesse dont chacun se nourrit.
Je suis toujours émerveillée de la qualité du travail des ARTisserands. Ils tissent beaucoup, ils tissent bien, ils tissent avec précision, leurs œuvres textiles sont toutes différentes les unes des autres. Quelle réjouissance !


