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Le stage du mois d’août… une cuvée formidable !!!

13 août 2013 -

Pour ce stage, cinq stagiaires venues du Berry, d’Anjou… Une seule chinonaise, Nathalie, qui elle, découvrait complètement le tissage.

Valérie, Isabelle et Catherine savent toutes les trois tisser. Mais veulent conforter leurs connaissances et apprendre de nouvelles armures.

Nous avons forcément commencé, avec beaucoup de méthode, l’ourdissage et l’enroulage de la chaîne. Puisque chaque tisserande a sa propre méthode, c’était l’occasion de confronter ses connaissances, voire d’évoluer pour rendre ces étapes simples et efficaces. La mise en râteau était plutôt une découverte, mais rapidement adoptée car grâce à cet outil, l’enroulage se fait très proprement.

Chaîne prête à être enroulée

Chaîne prête à être enroulée

 

Nous avons aussi un peu discuté des différences entre l’enroulage de la chaîne par l’avant ou par l’arrière, de l’intérêt de chacune des méthodes et de leurs inconvénients. L’idée est toujours la même ! Rendre ces étapes de préparation au tissage très simples pour ne plus y penser, que cela ne soit plus un obstacle et que cela permette un tissage dans de bonnes conditions : plus de problèmes de tension lors du tissage. Nathalie, un peu noyée par tout ce vocabulaire nouveau, découvrait ces étapes de mise en route et n’en perdait pas une miette. Elle savait qu’elle devrait elle aussi, dans les jours à venir, ourdir, mettre en râteau, enrouler et utiliser les poids et les baguettes d’enroulage, tout cela pour monter la chaîne avec des fils de même longueur et de même tension.

 

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Improvisations avec des matériaux originaux

 

Christine, ARTisserande chevronnée, et participant aux ateliers mensuels depuis un an, venait pour son deuxième stage… Elle voulait découvrir et « maîtriser » l’armure été-hiver, ainsi que tisser sur un métier avec pédales. En effet, avec nos métiers transportables, nous en oublions presque que le tissage peut se faire aussi avec les pieds. Les premiers jours lui ont permis de comprendre l’idée des blocs en tissages. Les dessins en blocs permettent de mieux visualiser les projets et ainsi de mieux anticiper pour inventer son tissage plus facilement.

Christine est aussi une brodeuse très inventive. Les derniers jours, finis les exercices d’apprentissage pour elle, mais expérimentations et découvertes avec des matériaux très inhabituels : queue de rat, cure pipe, fil « en or », bande de cuir… Christine nous en a montré de toutes les couleurs…

L'attachage des pédales, pas si difficile que cela en fait :-)

L’attachage des pédales, pas si difficile que cela en fait 🙂

 

L’attachage des pédales fut un grand moment 🙂 Comment trouver un ordre de pédalage pour que pédaler rime avec marcher : gauche, droite, gauche droite… Puis, à quatre pattes sous le métier, ce fut une belle partie de rigolade… Je crois pouvoir dire qu’ensuite, Christine a plus qu’apprécié le choix de l’attachage. Pédaler était un jeu d’enfant. Jamais un pied sur deux pédales, toujours le pied gauche puis le droit. Et jamais mal au dos !!!

Technique personnelle de mise en encroix... avant l'invention des Helping Hands

Technique personnelle de mise en encroix… avant l’invention des Helping Hands testée par Nathalie

 

Au fil des jours, Christine et Nathalie exploraient leurs échantillons. L’une découvrait la toile, les sergés, puis les différentes combinaisons de pédalage, et enfin inventait SON propre tissu !!! L’autre avançait dans l’exploration de l’été-hiver. Et testait l’agencement des blocs, ou encore les différentes textures selon l’ordre du pédalage : en colonne, en X, en O ou en alternance.

Valérie, séduite par les multiples possibilités de l’été-hiver, s’est lancée dans cette armure. Dans un premier temps, il lui a fallu bien comprendre l’histoire du dessin en bloc. Puis enfin enlisser, empeigner et tisser. Comparée à d’autres armures, celle-ci présente l’avantage d’avoir des flottés de trois fils seulement. Ainsi, les blocs peuvent être large à souhait.

 

Intenses réflexions

Intenses réflexions pour Catherine… ou comment comprendre et dessiner un diagramme d’enlissage

 

Catherine et Isabelle se sont lancées dans les tissus ajourés. Huck lace – dentelle suédoise en Français ? – puis Mosquito. Nous avions par avance étudier le motif en dessinant les flottés de chaîne et de trame, pour ainsi bien comprendre comment s’entrelaçaient les fils entre eux… Beaucoup de dessin avec les crayons de couleurs avant de se lancer avec les fils… Élèves bien studieuses, mais le résultat ne se faisait pas bien voir sur les fils en tension sur le métier. En effet, cette armure se dévoile après être tombée du métier et avoir été lavée. Les flottés se rapprochent les uns des autres, laissant apparaitre les ajourés.

Le Huck Lace se laisse apprivoiser...

Le Huck Lace se laisse apprivoiser… Bientôt de nouveau rideaux ajourés

 

Au final, beaucoup de découvertes mutuelles, un plaisir à voir ce que chacune avait fait. Le soleil et le jardin nous accueillaient pour quelques séances théoriques et pour les repas partagés.

Oui, vraiment, une bien belle équipe !!!! Élèves appliquées, créatrices, chercheuses, chaleureuses, partageuses. L’ambiance de travail alternait avec des moments plus conviviaux, autour du café et d’un morceau de gâteau… Merci à vous cinq pour cette semaine de stage aussi intense que détendue… Vous n’avez pas lâché le morceau, m’en demandant sans cesse davantage… Pour ma part, j’ai adoré partager cette semaine avec vous !!!